20120908

NOTRE DIMANCHE (Vladimir Maiakovsky)


Maiakovskyren ohorean egindako estatua
 



NOTRE DIMANCHE
 Vladimir Maiakovskyren poema bat
 
Les vielles femmes prient encore
courbées sous le joug de la piété
mais déjà
la marche
       des jeunesses communistes
fait résonner la foi nouvelle.

Ce n’est plus Dieu
            qui trace le cours de notre destin:
désormais l’homme
            au bruit des moteurs électriques
            gouvernera le monde
            lui-même.
 
Les sorcières et les démons
ne mèneront plus la danse
            au-delà de la raison;
désormais les foudres
            seront au service
            de l’industrie lourde.

 
Le señeur dieu
            ne roulera plus
            la boule flamboyante du soleil.
Nous déposerons
            la lune et le soleil
            au Trust des Mines.

 
Et les hommes ne dépendront plus
            du ciel
            pour la honte de l’intelligence.
Nous suspendrons
            aux voûtes célestes
            des lustres électriques.

 
Nous ne remâcherons plus
            les saintes écritures
            sous le bâton du pope.
Nous illuminerons la terre
            par la cosmographie
            et l’algèbre.

 
Arranche les rénes des mains de Dieu!
Assez trompé le monde avec tes sales miracles!
Nous établirons nous-mêmes
            sur terre
            des lois humaines,
            non divines!

 
Finies les fêstes
            dans de petites églises sales!
Nous célébrons nos propres fêstes
par une marche puissante.

 
 
Finies les tables saintes,
Finies les grimaces des rites et des messes!
            Le dimanche des communistes
            c’est le 25 octobre.

 
Ce jour-là
            de toute sa taille
            en pleine panique bourgeoise
            l’ouvrier esclave est ressuscité.

 
Il est ressuscité
            et s’est dressé sur ses pieds.
Il resta un moment immobile
            il regarda
            et se mit en marche
brisant les chaînes de toutes les religions.
La soie flotte sur sa tête
Et dans sa main rayonne la science.

 
Laissons les églises
aux génuflexions des vieilles.
En avant!
En avant!
            jeuneses communistes!
Et que le bruit de votre marche
fasse trembler de peur le ciel!

 
—Vladimir Maiakovsky-ren poema,
La Jeune Garde-ren 1. zenbakitik hartua
B. Маяковский


Maiakovskyren Lenin eta Dmitry Bisti-ren ilustrazioak
 

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